derniers visiteurs
donna klo87 aliiiine va-ness themaussad
robson spanolafashion lixsnoy baroc phoenix
petitenanou mado45 cathydem samm45 justme1991
pouic76 manue35 caperucitaroja 45angie tecktonik--killeuz
mes amis (14)
mes artistes (0)
helder n'a pas encore ajouté d'artistes favoris.
Voir tous ses artistes
mon profil
 Signe: Taureau
 Musique: Alternative, Blues, Classique, Drum'n Bass, House, Progressive House, Rap, Tech-House, Trance, Tribal
 Langue(s):  Portugais, Anglais
 Sexualité: Hétérosexuel
 Tabac: Non
 Alcool: Occasionnel
 Religion: Chrétien
 Education: Bac +2
 Enfant: Un jour
 Origine: Européenne
 Taille: 1m94
mes liens
helder n'a pas ajouté de lien
helder
« la vie est courte la jeunesse encore plus »
helder
 dot   hélder
 dot   24 ans
 dot   orléans (45)

Envoyer message  Envoyer un message
Ami  Ajouter à mes amis
Abonnement  M'abonner au blog

  Note : StarStarStarStarStarStarStarStarStarStar (26 notes)
galerie photos
Voir toute la galerie
galerie vidéos
buraka som sistema
Musique
Voir toute la galerie
description
  • Musique :
  • buraka som sitema... et du house portugais
  • Télévision :
  • karma, malcom...
  • Là où j'étudie/travail :
  • Orléans
  • Sports favoris :
  • foot, golf, tennis, Kempo contact, kick boxing...
  • Pourquoi ce pseudo ?
  • c mon prénom
  • Boissons préférées :
  • whisky-coka, safari, red bull
  • Boissons détestées :
  • ricard,
  • Un idéal féminin :
  • ??
mes adresses
helder n'a pas encore ajouté d'adresses
« S'il est un fait étrange et inexplicable, c'est bien qu'une créature douée d'intelligence et de sensibilité reste toujours assise sur la même opinion, toujours cohérente avec elle-même. Tout se transforme continuellement, dans notre corps aussi et par conséquent dans notre cerveau. Alors, comment, sinon pour cause de maladie, tomber et retomber dans cette anomalie de vouloir penser aujourd'hui la même chose qu'hier, alors que non seulement le cerveau d'aujourd'hui n'est déjà plus celui d'hier mais que même le jour d'aujourd'hui n'est pas celui d'hier ? Être cohérent est une maladie, un atavisme peut-être ; cela remonte à des ancêtres animaux, à un stade de leur évolution où cette disgrâce était naturelle. Un être doté de nerfs moderne, d'une intelligence sans œillères, d'une sensibilité en éveil, a le devoir cérébral de changer d'opinion et de certitude plusieurs fois par jour. L'homme discipliné et cultivé fait de son intelligence les miroirs du milieu ambiant transitoire ; il est républicain le matin, monarchiste au crépuscule ; athée sous un soleil éclatant et catholique transmontain à certaines heures d'ombre et de silence ; et ne jurant que par Mallarmé à ces moments de la tombée de la nuit sur la ville où éclosent les lumières, il doit sentir que tout le symbolisme est une invention de fou quand, solitaire devant la mer, il ne sait plus que l’Odyssée. Des convictions profondes, seuls en ont les êtres superficiels. Ceux qui ne font pas attention aux choses, ne les voient guère que pour ne pas s'y cogner, ceux-là sont toujours du même avis, ils sont tout d'une pièce et cohérents. Ils sont du bois dont se servent la politique et la religion, c'est pourquoi ils brûlent si mal devant la Vérité et la Vie. Quand nous éveillerons-nous à la juste notion que politique, religion et vie en société ne sont que des degrés inférieurs et plébéiens de l'esthétique — l'esthétique de ceux qui ne sont pas capables d'en avoir une ? Ce n'est que lorsqu'une humanité libérée des préjugés de la sincérité et de la cohérence aura habitué ses sensations à vivre indépendantes, qu'on pourra atteindre, dans la vie, un semblant de beauté, d'élégance et de sincérité. » 
posté le 17/04/2008 à 22:34 - 2 commentaires
spacer
Autoritaires, paralysantes, circulaires, parfois elliptiques, les phrases à effet, appelées aussi dans un esprit facétieux pépites d'or, sont un des fléaux les plus pernicieux qui aient ravagé le monde. Nous disons aux irréfléchis,
Connais-toi toi-même, comme si se connaître n'était pas la cinquième opération de l'arithmétique humaine et la plus ardue, nous disons aux abouliques, Vouloir c'est pouvoir, comme si les réalités bestiales du monde ne s'amusaient pas à intervertir la position relative de ces verbes, nous disons aux indécis, Il faut commencer par le commencement, comme si ce commencement était l'extrémité toujours visible d'un fil mal enroulé, qu'il suffirait de tirer et de continuer à tirer jusqu'à parvenir à l'autre extrémité, celle de la fin, et comme si, entre la première et la seconde, nous avions eu entre les mains un fil lisse et continu le long duquel il n'avait pas été nécessaire de défaire les noeuds ni de débrouiller les étranglements [...]

José Saramago (La caverne, trad. Geneviève Leibrich, p.71, Seuil, 2002)
posté le 17/04/2008 à 22:25 - 1 commentaire

spacer
Commentaires des amis
 
Aucun commentaire pour le moment